démontage de la culasse.
Il faut bien sûr tout repérer avant de sortir les pièces, puisque je remonterai les mêmes AAC et poussoirs. Tout se présente en bon état.
L'appareil photo étant en carafe au moment du démontage, je n'ai pas de photo avant dépose des pignons d'AAC.
Le calage est assez simple, il y a des repères sur les poulies dentées, qu'il faut faire coincider alors que le cylindre 4 est en bascule.
les soupapes en bascule c'est les 2 lobes qui s'opposent, donc une soupape qui se ferme alors que l'autre commence à ouvrir.
(là il manque l'AAC échappement, mais imaginez un axe de symétrie au-dessus des bougies et vous pourrez caler votre distribution !)
La culasse est déposée.
Sur ce moteur rien n'était serré sauf les vis de culasse : il m'a fallu un tube de 50cm de long pour avoir un peu de force...
(En gros il faudra changer ces vis au remontage)
Le joint était correct. Il y aura quand même un surfaçage et un changement des soupapes, et la vérification des jeux aux guides notamment.
Les pistons sont en cote standard (STD). Il n'y a pas de jeu dans le cylindre, mais il faudra vérifier l'ovalisation au comparateur à l'atelier de rectification.
Dépose du carter inférieur. Pas de mauvaise surprise non plus. Ouf !
Le moteur étant dérivé d'un moteur culbuté, j'ai retrouvé un AAC inutile (il sert à la pompe à huile et à l'allumeur) dans le bas moteur...
Twin cam -> triple cam !
Je suis de plus en plus admiratif de tes dons multiples. La carrosserie, sans être facile, doit être avant tout un travail d'observation, de souci du détail et de qualité des produits à utiliser mais pour la mécanique, des connaissances plus spécifiques sont indispensables. Tu les acquises par la lecture, en "traînant" souvent dans des ateliers ou en suivant une formation ?
Quand je lis ce que je lis, quand je vois ce que je vois, quand j'entends ce que j'entends, je suis heureux de penser ce que je pense
Hi !
J'ai fini ma compta, je peux enfin reprendre le cours du forum
Le déglaçage c'est de "micro rayer" la surface du cylindre. Le but est de permettre un bon rodage des segments neufs, mais aussi de laisser s'accrocher un petit film d'huile qui améliore l'étanchéité du moteur.
Le déglaçage enlève une quantité négligeable de matière.
Il faut vérifier l'ovalisation du moteur avant de se lancer là dedans. Si elle est trop marquée il faut réaléser.
Sinon, un simple changement de segments avec déglaçage et vérification du jeu à la coupe (et conservation des pistons) suffira à redonner la santé d'origine au moteur.
Le déglaçage c'est de "micro rayer" la surface du cylindre.
Cette opération est elle réalisée à l'aide d'une machine-outil ou manuellement à l'aide d'un outil spécifique (genre rodoir) ?
Ça se fait à la main ou à la machine. Le mieux c est à la machine car elle permet croisement régulier des passes donc des micro rayures.
sous irrigation.
j avais mis une video sur le post de l alfa quand elle y passait...
sur les photos on voit que les cylindres sont polis "miroir" donc déglaçage obligatoire...
Sinon pour répondre à Senior la mécanique ce n'est pas si compliqué. Il y a des règles à respecter, et j'ai des amis qui ont pris le temps de me les enseigner. Déjà pendant les études j'allais faire un apprentissage chez un vieux de la vieille, mécanicien en fin de carrière qui réparait toute une flotte de voitures de collection.
Pour ce qui est du moteur Lotus Twin Cam la base est la même que mon ex Caterham 1700SS, donc je connais déjà un peu, et j'ai acheté le livre de Miles wilkins (en anglais...)
L'architecture du moteur est similaire à l'Alfa, mais l'italienne était plus aboutie. Petit bémol pour la forme des chambres de combustion, là c'est avantage Lotus. Mais pour le reste, notamment le calage de la distribution, l'Alfa est plus "noble".
senior a écrit :Excellent, non seulement ce bouquin va t'aider dans la remise en état de ton TC mais en plus tu vas faire des progrès dans la langue de Shakespeare
... suite...
J'apprends l'anglais technique (plutôt je le révise parce que les livres sur la préparation des moteurs Alfa Romeo sont également en anglais)
Le moteur a fini d'être démonté.
Malgré les apparences, les pistons ne sont pas profondément rayés.
Il reste à trouver le taux de compression de ce moteur (je crois 9,5 : 1) et se décider à le gonfler un peu... (par changement des pistons ou rabotage de la culasse)
le vilebrequin est également OK. Il est en cote d'origine.
Ci dessous la photo de la portée la plus marquée. Pour savoir s'il faut rectifier, on passe l'ongle. Si on sent un cran, c'est à faire.
Là, on ne sent rien, donc un simple toilage suffira.
Un truc tout bête : quand on démonte un moteur qu'on ne connait pas (et qu'il n'y aura pas de modèle pour le remonter) il vaut mieux tout repérer.
Ça parait bête mais ça aide vraiment au remontage !
La culasse semble également correcte.
Il y a quelques mesures comme le jeu dans les guides de soupapes à faire.
Les soupapes seront remplacées par des neuves.
et le nettoyage...
du moyeu comme du reste (chassis, moteur...)
Tout est mis de côté dans des cartons avant de commander les pièces neuves (ici les roulements et le cylindre de roue) , peinture et remontage.
Au niveau préparation moteur, je suis un peu ennuyé par les carburateurs Stromberg.
Je préfèrerais monter des Weber, surtout parce que je les connais bien et que j'ai tout un stock de pièces détachées.
Mais sur les moteurs Lotus Twin-cam, la pipe d'admission fait partie intégrante de la fonderie de la culasse. On ne peut donc pas changer de types de carbus, à moins de changer la culasse (quasi introuvable ou très cher !!).
Les Stromberg montés sur ces autos sont des CD175SE, le "E" signifiant qu'ils sont "emission control" donc dépollués... Ce qui se traduit souvent par une baisse des performances, puisqu'ils sont réglés "pauvre" (voire trop pauvres, puisqu'il est de notoriété publique que les Stromberg font plus chauffer le moteur que les Dell'Orto ou Weber...)
Le principe de ces carbus et la dépression constante ("CD") (et le 175 correspond à la taille). La dépression à l'admission soulève un piston relié à une aiguille conique, ce qui laisse passer l'essence par le gicleur qui se trouve désobturé. Plus l'aiguille est soulevée, plus l'essence passe... Simple !!
Donc pour modifier la carburation, il faut soit modifier la hauteur du gicleur (vis par dessous la cuve), soit celle de l'aiguille (ou changer le gicleur et son aiguille, bien sûr !)
Les SE sont "bridés", c'est-à-dire qu'on ne peut guère les "tuner"... Le gicleur est fixe, et dans la majorité des cas l'aiguille également (surtout sur les modèles US !)
On peut monter des carbus plus anciens (on en trouve pas mal d'origine Triumph) mais je ne suis pas sûr de trouver les pièces Ad'hoc pour ce moteur...
Sinon il existe 2 types de 175SE. Certains ont un système de réglage de la hauteur de l'aiguille... Normalement réservé au marché GB, d'après ce que j'ai lu sur les forums anglais.
Suite au prochain épisode après démontage !!