Voici la nalyse foutraque pour conclure une saison qui aura fait le suspense jusqu'au bout (merci la FIA, merci Liberty Media, merci Max et merci aux Papaya surtout)
Lando Norris est le champion du monde de Formule 1 2025 – vous devinez donc facilement où il se trouve dans la sélection des tops du GP d'Abu Dhabi. Voici mon verdict sur tous les autres:
Lando Norris
3ème mais Champion du Monde ! C'était une course sans fioritures vers le titre. Mais Norris s'en fiche royalement, croyez-moi. Il avait mérité le droit de gérer sa course grâce à son avance construite lors d'un dernier quart de saison impressionnant. Et ce n'était pas de tout repos non plus : il a dû jouer des coudes dans le peloton après son premier arrêt et gérer le mal de crâne persistant nommé Charles Leclerc avec un calme olympien. Norris a déclaré après son sacre que "mes meilleures performances cette année sont venues quand j'en avais le plus besoin". Cette course ne fera peut-être pas les gros titres comme certaines de ses victoires, mais dans le contexte de ce qui était en jeu, c'est tout aussi impressionnant.
Fernando Alonso
Presque invisible pour les caméras tout le week-end, Alonso a discrètement livré l'une de ses meilleures performances de la saison, en qualif comme en course. Après avoir laissé son baquet à un rookie en FP1, il a tout de suite été dans le rythme. Neuvième en FP2, quatrième en FP3... la vieille Aston avait de la ressource; Alonso a transformé l'essai avec une sixième place sur la grille, "meilleur des autres" devant son protégé Gabriel Bortoleto. En course, il a sauté George Russell au départ. Même si la Mercedes était trop rapide pour rester derrière, Alonso a géré comme un chef pour finir là où il avait commencé. Ce faisant, il a grandement aidé Aston Martin à sécuriser la septième place des constructeurs. Pas mal pour le vétéran.
Ferrari
Ferrari est gagnante, mais surtout par rapport à son début de week-end catastrophique. La voiture avait l'air correcte entre les mains d'Hamilton (malgré sa pénalité de grille) et carrément menaçante avec Leclerc, qui a même réussi à faire transpirer Norris pour la dernière place du podium.Leclerc, qui "ne s'attendait pas à être aussi rapide", a dit que Ferrari comprenait enfin pourquoi sa charrette pouvait se transformer en fusée du jour au lendemain. Dommage, "il n'y a pas d'autre course pour le prouver, et c'est la dernière de cette ère de toute façon, donc ça ne change rien". C'est balot
Ocon
Ocon termine une saison difficile sur une bonne note avec une troisième arrivée dans les points sur les cinq dernières courses. Il est battu de peu par son coéquipier rookie Ollie Bearman au championnat (41 à 38), mais il a fini en beauté.Après un vendredi où il était "au plus bas", il a bein travaillé pour atteindre la Q3. En course, il a converti ça en septième place grâce à "un super rythme et une super gestion des pneus", résistant au retour de la Ferrari d'Hamilton. Ocon a admis que le résultat avait un "goût doux-amer" vu sa deuxième moitié de saison 2025 compliquée, mais c'est une bonne base pour 2026.
Nico Hülkenberg
Pour son 250ème GP, Hülkenberg a fait une course en mode furtif. Tout le monde parlait de son coéquipier Bortoleto avant la course. Après une qualif ratée (P18) à cause d'un cafouillage de Sauber, on lui prédisait une course longue et pénible. Mais Hülkenberg a remonté le peloton comme un chef. Sa stratégie à deux arrêts a bien mieux fonctionné que celle à un arrêt de son coéquipier (qui a fini sur les jantes). Il a dépassé Bortoleto dans le dernier tour, et grâce aux pénalités de Bearman et Stroll, il a grimpé à la neuvième place. Deux points bien mérités pour le chant du cygne de Sauber.
Passons aux "flops" du jour
Verstappen
1er mais titre perdu. Considérer Verstappen comme un flop peut sembler bizarre. Mais il y a une raison évidente : il a perdu le titre. Beaucoup de choses ont dû s'aligner (dont un peu de chance) pour que Verstappen soit encore dans la course. Mais une fois dedans, il s'est battu comme un lion jusqu'au bout. C'était un week-end et une course brillamment exécutés. Red Bull et Verstappen sont passés d'un package légèrement inférieur à la référence de la saison, comme seuls eux savent le faire. Aurait-il pu faire plus ? Probablement pas. Essayer de ralentir les McLaren aurait été futile avec Leclerc dans les parages. C'était une performance digne d'un titre ? Indubitablement. Est-il un perdant au vu de l'histoire? Oui – surtout après avoir échoué de si peu à prolonger son règne de 1456 jours.
Oscar Piastri
2ème mais titre perdu. Comme Verstappen, Piastri n'a pas mal fait quoi que ce soit. Son dépassement sur Norris au départ a même peut-être aidé son coéquipier à gagner le titre en empêchant Verstappen de contrôler la course. Avec 16 points de retard et un Verstappen en feu, ses chances étaient minces. Mais le fait qu'il demandait encore comment gagner la course après son arrêt montre sa mentalité. Piastri a été brillant cette saison, se sentant même "inarrêtable" par moments. C'est ce qu'il faudra retenir, même si sa fin de saison un peu juste risque de voler la vedette pour l'instant.
George Russell et Mercedes
Mercedes a accompli sa mission : garder la deuxième place constructeurs, mais cette course médiocre était un adieu approprié à cette ère décevante pour l'équipe. Toto Wolff a qualifié la course de "vraiment médiocre", ce qui est gentil. La W16 détruisait son pneu avant droit, et Russell a fini à une éternité (48,6s) du vainqueur. Mercedes espère que c'était la dernière insulte de l'ère "effet de sol" avant une résurrection style 2014.
Yuki Tsunoda
Soyons honnêtes, il y a un côté comique sombre à voir Yuki Tsunoda dire à Red Bull "Je sais quoi faire, laissez-moi faire", pour ensuite retenir Norris pendant exactement zéro seconde, prendre une pénalité au passage, et disparaître des écrans radars pour le reste de la course. C'est le résumé de sa saison (peut-être sa dernière en F1) : des éclairs de performance noyés dans la galère. Une course ruinée par une stratégie sacrifiée pour Verstappen, une pénalité, et l'incapacité de dépasser des voitures plus lentes. Si c'était ses adieux, c'était très... quelconque et carrément oubliable.
Ollie Bearman
Bearman a commencé fort (quatrième en FP2 avec une voiture "dingue"), mais tout est parti en vrille ensuite. Il a raté la Q3 pour sept millièmes de seconde. En course, il se battait dans les points avec Ocon, mais a été éjecté du top 10 après l'arrivée par une pénalité pour défense illégale contre Stroll (juste après que Stroll ait pris la même pénalité pour la même chose contre Sainz). Bearman a trouvé ça "étrange". Ça n'a rien changé au classement constructeurs pour Haas, mais c'est une fin décevante pour une saison de rookie par ailleurs exceptionnelle.
Et pour finir : mauvaise saison, sa pire, mais quel enchainement tout de même !
